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Châtiment bien mérité arrivera au moment approprié!

Le 26 septembre 2006, le gouvernement fédéral annonçait un surplus budgétaire de 13 milliards de dollars et …des compressions budgétaires de 1,1 milliard. Parmi ces coupures, il y a les fonds alloués au Programme de contestation judiciaire (PCJ) du Canada pour financer les actions en justice qui assurent le respect des droits à l'égalité et des droits linguistiques garantis par la Constitution canadienne.

Au cours des années, les causes judiciaires financées par le PCJ ont contribué grandement à l’épanouissement des communautés francophones du pays. Par exemple, en Alberta, les fonds consacrés à ce programme ont servi notamment à obtenir gain de cause dans le célèbre cas Mahé qui a été débattu jusqu’en Cour suprême du Canada et qui a créé un précédent important pour faire reconnaître les droits scolaires inscrits à l’article 23 de la Charte canadienne des droits et libertés.

Un précédent gouvernement conservateur a démontré hors de tout doute raisonnable qu’abolir un tel programme était une erreur néfaste à la fois pour les communautés qui ont besoin de cette aide financière afin d’obtenir la pleine reconnaissance de leurs droits, et pour le gouvernement qui décrète cette abolition.

En effet, lorsqu’elle était ministre de la Justice, Kim Campbell avait annoncé l’abolition de ce programme. Devenue première ministre du Canada à la suite de la démission de Brian Mulroney, elle a reconnu en fin de campagne électorale que cette décision avait été une erreur et elle a annoncé qu’elle rétablirait le financement du programme. Mais, il était trop tard : les électeurs ont préféré les Libéraux de Jean Chrétien qui avaient inscrits dans leur livre rouge la promesse de remettre en place le programme aboli par les Conservateurs. L’histoire se répètera-t-elle ?

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