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Poirier, Bernard

Bernard Poirier
Bernard Poirier
Originaire de Grande-Digue, comté de Kent, au Nouveau-Brunswick, Bernard Poirier a consacré toute sa vie aux causes nationalistes de son milieu, de sa province et de son pays.

Après des études universitaires à l'Université Saint-Joseph et plus tard à l'Université de Moncton,. M. Poirier entrait au service du quotidien acadien L'ÉVANGELINE de Moncton en 1957. Il y occupa différentes fonctions comme journaliste, éditorialiste et rédacteur-en-chef.

Son grand attachement à la langue et la culture françaises, à l'éducation, à l'Église acadienne, au rôle des acadiens et des francophones dans les affaires de l'état, se manifesta au cours des années en journalisme par ses positions éditoriales très progressistes et par un engagement communautaire exemplaire.

Invité par le premier ministre Louis J. Robichaud à venir prêter main forte à l'administration du temps, M. Poirier joua à Fredericton un rôle de premier plan, pendant 24 ans et contribua à l'élaboration et à la mise en place de structures et de programmes favorisant le rattrapage des Acadiens et des francophones de sa province sur tous les plans. Il fut également un proche collaborateur du premier ministre Richard Hatfield, durant les années 1970 à 1987 étant appelé à développer les dossiers francophones.

De 1975 à 1990, il joua le rôle "d'Ombudsman linguistique" au Nouveau-Brunswick en s'assurant que l'égalité des droits et des communautés linguistiques étaient respectés. Ce fut un rôle plutôt ingrat qu'il exécuta avec beaucoup de courage et de persévérance. De 1980 à 1982, il présida le groupe de travail qui a produit le rapport "Poirier-Bastarache", portant sur la situation linguistique au Nouveau-Brunswick, un rapport courageux s'il en fut un.

Au niveau de sa communauté, M. Poirier a joué un rôle de premier plan dans l'établissement et la solidification de structures qui permettront à la communauté francophone et acadienne de la capitale non seulement de survivre comme groupe, mais de s'épanouir et de prendre sa place au soleil. C'est ainsi qu'il devint le président-fondateur du Centre communautaire et scolaire francophone de Fredericton en 1978; qu'il fut le président-fondateur de la paroisse française de Sainte-Anne-des-pays-bas de Fredericton, de 1978 à 1983; président-fondateur de la Société d'histoire de la rivière Saint-Jean de Fredericton, de 1981 à 1988; il joua également un rôle de catalyseur dans la fondation de la chorale Choeur de Soulanges, du mouvement scout francophone de Fredericton, des Chevaliers de Colomb (francophones) de Fredericton, de la Caisse Populaire du même endroit, et de la fondation d'une première cour ACA au Nouveau-Brunswick, soit la Cour Léonce Chenard de Fredericton en 1988. À l'occasion du 25e anniversaire de l'ouverture du Centre communautaire Sainte-Anne de Fredericton en 2003, on a dédié la salle de spectacle du complexe "Théâtre Bernard Poirier".

M. Poirier a également prêté ses talents à d'autres paliers de gouvernement en agissant comme Directeur-général d'une Commission d'enquête sur l'éducation bilingue en Nouvelle-Écosse (en 1969-70); comme président d'une Commission sur la langue et la culture à Terre-Neuve en 197l; secrétaire du comité du choix du site du Village historique acadien au N.-B. en 1969; il a fait partie de plusieurs comités d'étude se rapportant à l'Université de Moncton.

Ancien gouverneur Richelieu pour la région des Aboiteaux, il fut également membre du bureau des gouverneurs de l'Université de Moncton, du Musée du Nouveau-Brunswick et membres de nombreuses autres fondations et associations. Il a agi comme secrétaire-administratif de la Section du Nouveau-Brunswick de l'Assemblée internationale des parlementaires de langue française depuis la fondation de celle-ci, en 1977 jusqu'en 1991. M. Poirier a donc été associé aux grands dossiers de la francophonie à divers titres.

Ses mérites ont été reconnus par différentes instances. Membre à vie du Cercle Français de Fredericton et de la Société d'histoire de la rivière Saint-Jean, il est membre de l'Ordre du Canada (1980), Chevalier de l'Ordre de la fidélité française du Conseil de la Vie française en Amérique (1983), Officier des Palmes académiques du gouvernement français (1987); Doctorat honorifique ès Lettres de l'Université de Moncton (1988); Officier, Compagnie des Cent-Associés francophones de l'Association canadienne d'éducation de langue française (1990); Certificat du Mérite civique du gouvernement canadien (1990).

Profitant d'une retraite en 1993 et avec son retour à Moncton, son patelin préféré, M. Poirier continue d'être un modèle d'engagement communautaire et partage avec la relève, ses nombreuses expériences accumulées au cours de ses 35 années de vie publique. Ses engagements communautaires sont nombreux en particulier au sein du Choeur Neil-Michaud, de la Commission de la SNA sur les monuments commémoratifs de la Déportation des Acadiens, de la la Compagnie des Cent-Associés francophones (CCAF) et de nombreux autres organismes au niveau provincial et national.
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Monsieur Bernard Poirier
54, crois. Silverwood
Moncton (Nouveau-Brunswick)  E1A 6M3
Courriel : BernPoir33@hotmail.com

 

  • Catégorie : Développement communautaire



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Modification : 2014-10-26